#Girls4Cyber, les femmes prennent leur place dans la cybersécurité !

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Quand on pense cybersécurité, on imagine souvent un hacker en sweat à capuche, seul devant dix écrans. Et si on changeait un peu l’image ?

Aujourd’hui, les femmes ne représentent qu’environ 18 % des professionnel·le·s du secteur, selon L’Avenir (avril 2026). Pourtant, le secteur recrute, et pas seulement des profils ultra techniques. C’est précisément pour donner envie à plus de femmes de franchir le pas que Technocité, en collaboration avec la HELHa et son centre de recherche et de formation continue (CeREF), vient de lancer #Girls4Cyber.

C’est quoi, #Girls4Cyber ?

Un parcours de 3 mois, 100 % féminin, gratuit pour les chercheuses d’emploi et accessible sans aucun pré-requis technique. Pas besoin d’avoir déjà écrit une ligne de code, on démarre vraiment depuis la base.

Le parcours a été lancé en octobre et se poursuit jusqu’en décembre 2026, mélangeant présentiel et distanciel, pour que chaque participante avance à son rythme.

Au programme, huit modules pour tout comprendre, sans jargon inutile.

  • Les bases de la sécurité de l’information, avec un escape game virtuel pour déjouer une cyberattaque en équipe
  • Les bons réflexes du quotidien, comme les mots de passe solides, la double authentification et la détection du phishing
  • Les premières techniques de sécurité en entreprise, pour comprendre comment une cyberattaque se propage dans un réseau
  • L’OSINT, c’est-à-dire l’art de repérer les infos sensibles qui traînent sur le web
  • Une première approche du code, version ludique
  • La méthode AGILE, pour travailler efficacement en mode projet
  • Les normes, les obligations légales et l’éthique en entreprise
  • Les métiers de la cybersécurité, et les formations pour continuer à progresser

Au-delà du cadre théorique, la formation fait aussi vivre aux participantes de vraies expériences, avec des visites d’entreprises et de lieux technologiques, des événements autour des nouvelles technologies et, pour finir, la possibilité de présenter leur projet devant un jury.

Un parcours réservé aux femmes

Vanessa Mayné, la conceptrice du projet, explique avoir misé sur la flexibilité, la sororité et le mentorat féminin, pour que chacune se sente à l’aise d’apprendre et de se tromper. Pour Bertrand Michaux et Julien Vachaudez, enseignants à la HELHa, il n’existe tout simplement aucune prédisposition de genre dans ces métiers.

Les métiers technologiques ont besoin de tous les talents, et donc aussi de davantage de femmes.
Vanessa Mayné • Conceptrice du projet #Girls4Cyber

Un vrai enjeu se cache derrière. En 2023, Phédra Clouner, du Centre pour la Cybersécurité Belgique, défendait l’idée que la diversité est un vrai atout, parce que des profils variés apportent des approches différentes et donc des solutions plus créatives. C’est précieux face à des cybercriminels qui, eux, ne manquent pas d’imagination. Or avec seulement 18 % de femmes dans le secteur, il y a encore beaucoup de talents et de points de vue à faire entrer dans la partie.

Comme le dit Vanessa Mayné, « la cybersécurité, ce n’est pas qu’un seul métier, c’est un état d’esprit ».

Et maintenant ?

Les premières participantes sont lancées, et on leur souhaite une belle aventure !

Si le parcours t’intrigue ou si tu connais quelqu’un à qui il pourrait plaire, découvre le programme complet sur le site de Technocité. Tu peux aussi y demander à être prévenu·e dès que la prochaine session sera planifiée.

La cybersécurité de demain se construit à plusieurs, et elle sera d’autant plus solide qu’elle compte des femmes pour l’imaginer, la défendre et la faire évoluer.

Sources

  • Berlier, E., « Un parcours pour former les femmes à la cybersécurité voit le jour à Mons », L’Avenir, 2 avril 2026. 👉 Lien vers l'article
  • Bergé, J., « Phédra Clouner : il n’y a que 20 % de femmes dans le secteur de la cybersécurité », Les Grenades (RTBF), 18 mai 2023. 👉 Lien vers l'article